Aller au contenu
Retour à Beam

Confidentialité et conditions d'utilisation de Beam

Mise à jour le 12 octobre 2026

Beam chiffre de bout en bout tout ce qui passe pendant une session. Pour mettre deux Mac en relation, il passe pourtant par un relais et par quelques services tiers : voici exactement ce qu'ils voient, ce que Beam garde sur votre Mac, et les règles d'utilisation.

Ce qui est chiffré

Tout ce qui passe pendant une session est chiffré de bout en bout : image, son, clavier, souris, presse-papiers, fichiers et discussion. Chaque connexion utilise de nouvelles clés (échange X25519, chiffrement AES-256-GCM) : ni le relais ni le réseau ne peuvent lire ces données.

Un code de sécurité de 16 caractères s'affiche sur les deux Mac : comparez-le de vive voix pour vérifier que personne ne s'est glissé entre eux. Le Mac qui se connecte retient l'identité du Mac partagé et refuse la connexion si elle change.

Le relais

Beam se connecte au relais de l'éditeur dès son ouverture, et y reste tant qu'il est ouvert : c'est ce qui permet de vous joindre par votre identifiant à 9 chiffres. Le relais est hébergé chez Hetzner, en Allemagne.

Pour mettre deux Mac en relation, il traite leur adresse IP, leur identifiant Beam, le nom que chaque Mac déclare (par défaut, le nom de l'ordinateur), les clés publiques de la session, la résolution de l'écran partagé et le mode lecture seule. Il transmet à chaque Mac l'adresse IP de l'autre, pour tenter une liaison directe.

Ces informations restent en mémoire, sans être écrites sur disque, à l'exception d'un journal technique horodaté : identifiants Beam à l'ouverture et à la fermeture de l'app, et à chaque demande de connexion. Ce journal ne contient une adresse IP que si quelqu'un tente de prendre l'identifiant d'un Mac déjà en ligne. Il s'efface au fur et à mesure, en environ deux semaines au plus.

Quand les deux Mac arrivent à se relier en direct, la session ne passe plus par le relais. Sur un même réseau local, elle n'y passe jamais.

Les autres connexions

  • STUN : au début d'une session par Internet, Beam interroge les serveurs STUN de Google (stun.l.google.com) et de Cloudflare (stun.cloudflare.com) pour connaître son adresse IP publique. Ils voient cette adresse, le port et l'heure, rien d'autre.
  • Réseau local : Beam s'annonce sur votre réseau par Bonjour, sous son identifiant, pour que les autres Mac le trouvent en direct.
  • Mises à jour : une fois par jour, Beam lit un fichier de version publié sur GitHub, qui voit votre adresse IP et la version de Beam, sans aucun profil de votre Mac. Une nouvelle version ne s'installe qu'après votre clic, et sa signature est vérifiée. La case « Vérifier automatiquement » de l'écran d'accueil coupe cette vérification.

Beam n'a ni compte, ni statistiques d'utilisation, ni publicité, et n'envoie aucun rapport de plantage.

Ce que Beam garde sur votre Mac

  • Dans les préférences de l'app : votre identifiant, vos 6 derniers identifiants et noms utilisés, l'identité des Mac auxquels vous vous êtes connecté et les identifiants bloqués.
  • Dans le Trousseau de macOS (élément « com.kevboileux.beam », non synchronisé avec iCloud) : le mot de passe de session si vous en définissez un, et la clé d'identité de votre Mac. La version 0.2.34 les y déplace au premier lancement, puis les efface des préférences ; si le Trousseau refuse l'écriture, la copie reste dans les préférences pour ne rien perdre.
  • La discussion n'est jamais enregistrée : elle disparaît à la fin de la session.
  • Un fichier reçu attend votre accord dans le dossier temporaire privé de macOS. Accepté, il va dans le dossier Téléchargements, marqué comme venant d'Internet : macOS le vérifie à sa première ouverture. Refusé, laissé sans réponse ou à la fin de la session, il est supprimé.
  • Les enregistrements de session vont dans le dossier Vidéos du Mac qui regarde.
  • En cas de plantage, un rapport reste sur votre Mac ; il n'est jamais envoyé.

Autorisations macOS

Sur le Mac qui partage son écran : Enregistrement de l'écran, pour capturer l'écran et le son du système, et Accessibilité, pour recevoir les clics et les frappes.

Sur les deux Mac : Réseau local, pour se trouver en direct, et Notifications. Beam ne demande ni le micro, ni la caméra, ni l'accès à vos contacts ou à votre position.

Ce que l'autre Mac peut faire

  • Tant que Beam est ouvert, toute personne qui connaît votre identifiant peut voir qu'il est ouvert et vous envoyer une demande de connexion. Rien ne se passe sans votre accord, sauf si vous avez activé l'accès sans surveillance, qui exige un mot de passe.
  • Une fois connecté, le Mac distant voit votre écran entier, notifications comprises, ou la seule fenêtre que vous partagez. En mode contrôle, il utilise votre clavier et votre souris.
  • Le presse-papiers partagé est activé par défaut, en mode contrôle seulement : ce que vous copiez pendant la session est envoyé à l'autre Mac, sauf les éléments marqués confidentiels, comme ceux d'un gestionnaire de mots de passe. Un spectateur en lecture seule ne le reçoit pas. Vous pouvez le couper dans les réglages.
  • Le Mac qui regarde peut enregistrer la session en vidéo, sans le son. Depuis la version 0.2.34, vous en êtes averti par un bandeau rouge, une notification et l'icône de la barre des menus. Un spectateur resté en 0.2.33 peut encore enregistrer sans que vous le sachiez : Beam vous signale alors qu'il utilise une ancienne version. Et rien n'empêche quelqu'un de filmer son propre écran avec un autre outil.
  • Aucun fichier n'arrive sans votre accord, et au-delà de 5 fichiers en attente, les suivants sont refusés. Un Mac encore en 0.2.33 enregistre toujours, sans demander, les fichiers qu'il reçoit.
  • Si vous autorisez les spectateurs supplémentaires (option désactivée par défaut), vous acceptez ou refusez chacun ; une demande sans réponse expire au bout de 2 minutes.

Conditions d'utilisation

Beam est gratuit, pour un usage personnel comme professionnel.

N'utilisez Beam que pour accéder à un Mac avec l'accord de son utilisateur, et n'enregistrez une session qu'avec l'accord de la personne dont l'écran est partagé. Accéder à un ordinateur sans autorisation est interdit et puni par la loi.

Beam est fourni tel quel, dans les limites prévues par la loi. Le relais est un service gratuit, sans garantie de disponibilité.

Téléchargez Beam uniquement depuis cette page ou depuis sa page GitHub officielle (github.com/Titi257/beam) : une copie publiée ailleurs peut avoir été modifiée.

Beam utilise la bibliothèque libre Sparkle, sous licence MIT, pour ses mises à jour ; sa licence complète figure dans l'app, rubrique « À propos de Beam ».

Éditeur, droits et contact

Beam est développé par Kévin Boileux et présenté sur ce site, édité par KB Digital Services LLC (voir les mentions légales), qui exploite le relais.

Les données du relais servent uniquement à faire fonctionner Beam et à le protéger des abus. Pour y accéder ou les faire effacer, écrivez à contact@kevin-boileux.com en indiquant votre identifiant Beam. Vous pouvez aussi saisir la CNIL.